On ne lâche rien ! Rendez-vous le 1er Mai dans la rue !!

Lundi 1er Mai 2023

MANIFESTATION unitaire

10h – Place Jean Jaures Lyon 7eme

Rejoignez le cortège libertaire Noir et rouge !

A l’arrivée à Bellecour, poursuite du cortège Noir et rouge en direction  du repas de quartier de Radio Canut Place Sathonay, Lyon 1er

 

Tract de l’UD CNT 69 à télécharger ici :

tract UD CNT 1erMai2023

A imprimer, afficher, diffuser !

Pour un syndicalisme de lutte de classe et d’émancipation sociale !!

L’État contre la société

Le conseil constitutionnel vient encore de montrer à quel point le sommet de l’État et de la bourgeoisie se sont radicalisés. Ils ne comptent plus rien laisser aux travailleurs et aux travailleuses, sans même faire semblant de leur concéder quelques miettes. Plutôt nous voler encore un peu plus notre temps, que partager quoique ce soit.

Reste un président et un gouvernement isolés, calfeutrés, contraint de se garantir de toute possibilité de rencontre avec le quidam à chacun de leurs déplacements. Ils tentent de cacher leur déroute en bombant le torse, disent démocratie au lieu de légalité. Et tandis que Macron promulgue sa loi phare en catimini, au milieu de la nuit, pressé de se débarrasser, et en espérant pouvoir passer à autre chose, ses ministres nous balancent leurs crachats contre les immigrés et les allocataires du rsa pour essayer de nous diviser.

C’est la violence continue, un coup de force de plus dans une succession d’autres. Il renforce encore notre colère et vient confirmer une fois de plus la donnée la plus importante peut-être de ce mouvement : la lutte des classes est violemment de retour à la vue et au su de tou.te.s. C’est leur monde qui est en train de s’effondrer.

Le fascisme en coulisse

Mais le danger est là. S’ils n’entendent plus rien nous laisser, et s’ils sont prêts à user des armes des régimes autoritaires et réactionnaires, c’est bien la suite qui ouvre une perspective de cauchemar. Outre la violence qu’ils manient pour se maintenir au pouvoir (violences policières, racisme, dissolution des Soulèvements de la terre, attaques contre la Ligue des droits de l’homme…), ils sont en train de jeter les bases d’un régime où le fascisme affleure de plus en plus distinctement.

Dans leur ombre pointe le RN. N’ayant rien fait, mais présenté partout sous les traits de la respectabilité, ce parti est pourtant l’héritier d’une histoire et d’une idéologie ayant soutenu depuis toujours un discours autoritaire, partisan féroce de l’ordre et des hiérarchies, pleinement néolibérale, militariste et profondément raciste et xénophobe. À l’heure d’aujourd’hui, il est clair qu’il s’agit là de la porte de sortie idéale pour… la bourgeoisie. Consciente que le néolibéralisme arrive à la fin d’un cycle et bien décidée à ne plus rien partager devant l’effondrement du monde que le capitalisme produit assidûment, elle revient vers ce qu’elle a toujours été : une fanatique de l’ordre des choses tel qu’il va à son avantage et prête à tout pour le maintenir.

La société contre l’État

Alors aujourd’hui, la question qui se pose à tou.tes, c’est : que fait-on ?

Alors qu’ils viennent de confirmer, une nouvelle fois et à une échelle cette fois-ci générale, leur sécession du reste de la société, que ferons-nous ?

Le mouvement contre la réforme des retraites nous a permis de commencer à voir notre force. Il contribue aussi à reconstruire un imaginaire social puissant et la conscience désormais bien établie que leur monde, on n’en veut pas puisqu’il est invivable. On n’en veut plus. Ça n’est plus un slogan de manif, mais une conscience de classe qui reprend vigueur, se diffuse et s’accroît.

Nos conditions de travail pourries, nos salaires de misère, la casse toujours approfondie de nos outils de travail et des conditions de vie de nos élèves et de leurs familles, toutes ces fatigues qui ne cessent plus de s’aggraver, on n’en veut plus.

Ils ne nous céderont rien ?

Soit…

Alors, prenons tout : l’augmentation conséquente des salaires et des minimas sociaux, la réappropriation des caisses de la Sécurité sociale (retraite, maladie, chômage), des services publics, et leur gestion par et pour les travailleurs et les travailleuses, la diminution du temps de travail et l’abaissement de l’âge de départ à la retraite, la démocratie directe et l’autogestion partout où nous pouvons les instaurer.

L’appel est lancé pour faire du 1er mai une journée historique.

Acceptons l’enjeu et l’échelle : ils veulent nous voler deux années supplémentaires de vie !

Reprenons notre temps en main, pleinement et complètement. Ils ne nous lâchent plus une miette, reprenons toute la boulangerie !

La lutte continue, on ne lâche rien !